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L’éco-conception, ou l’art d’optimiser un site en pensant vert ?

Et si il était possible de perfectionner son contenu tout en adoptant une démarche éco-responsable ? Lorsque l’on parle de pollution atmosphérique, nous viennent en tête les rejets de fumée du haut des usines ou bien depuis les pots d’échappements des voitures dans les embouteillages. Mais le numérique occupe lui aussi une place, certes moins importante, mais une place quand même dans la pollution. Selon l’Ademe, il serait à l’origine de près de 3,8% des émissions de gaz à effet de serre en 2021. Pas de panique ! Travailler sur une optimisation SXO n’est pas incompatible avec des démarches responsables. Bien au contraire, un web design écologique et durable peut même parfaitement s’emboiter avec l’UX. Concevoir un site de A à Z devient ainsi possible grâce à l’éco-conception, éco-design ou Green UX : un coup de peinture verte virtuelle. Mais qu’est ce que le Circular Design? Quels sont les 5 principes sur lesquels repose la conception de l’économie circulaire? Pango vous éclaire sur la définition et l’application de ce nouveau modèle de consommation.

Faire du Green UX, qu’est-ce que ça signifie ?

À l’origine, le principe de l’éco-conception vient ajouter une corde importante à l’arc de la conception de produits et de services : celle de la prise en compte de l’environnement dans les processus de développement. De cette façon, un schéma s’articule précisément autour du cycle de vie. Il faut y voir un véritable cercle vertueux composé de 6 étapes décisives :

  1. Projet de conception
  2. Extraction des matières premières qui sont nécessaires
  3. Processus de fabrication
  4. Diffusion du produit via les transports
  5. Usage par les consommateurs
  6. Tri – fin de vie

L’éco-design, un savant mélange des bonnes pratiques environnementales

Une fois entrée pour la première fois en collision avec le grand monde du numérique, la pratique de l’éco-conception s’y est adaptée. Ses adeptes ont compris comment trouver LE juste milieu. Autrement dit, pouvoir travailler sur l’efficacité d’un site web et de ses contenus tout en prenant en compte l’empreinte environnementale

Au moment du lancement de l’optimisation UX, un nouveau paramètre entre donc en compte : les répercussions écologiques. Elles seront intégrées en amont des processus de développement des interfaces et tout au long du cycle de conception

Évidemment, un travail comme celui-ci va d’abord demander de concevoir la configuration optimale. Mais il va aussi falloir réfléchir à comment réduire l’utilisation du nombre de serveurs pour élaborer une page. Dans la même logique, le service web devra pouvoir trouver comment monopoliser un utilisateur le moins possible. 

Comme on aime souvent les triptyques pour décrire un concept, le fameux Green UX reposera alors sur 3 grands piliers

  • Simplicité dans l’accessibilité

  • Pertinence dans la réalisation de tâche pour l’utilisateur

  • Frugalité dans la technique et l’intégration des éléments du site. 

Un procédé multi-avantages

Les bienfaits de l’éco-conception dans le numérique ne se limitent pas nécessairement à la réduction des impacts sur l’environnement.

D’un point de vue économique, le green UX simplifie les démarches de conception d’un site et la sollicitation des acteurs. Résultat logique, les coûts de développement du site sont donc réduits.  

Par ailleurs, l’optimisation UX ne peut être que renforcée avec le principe d’éco-design. Combinez meilleure accessibilité avec un site web plus léger (dénué de temps de chargement par exemple) et vous obtenez une bien meilleure expérience utilisateur. Ce dernier se trouvera sur une interface simplifiée avec des pages facilement accessibles, ainsi qu’une manipulation facile. 

Pour le site en lui-même les conséquences sont directes. Des bénéfices sont à noter en matière de référencement d’abord du fait de son accessibilité, ce qui favorise aura plusieurs conséquences positives : 

  • Un bon positionnement dans les pages de résultats de recherches.

  • Donc une meilleure visibilité sur internet

  • L’augmentation du trafic et le taux de conversion sont favorisés.

En prime, la sécurité du site sera aussi renforcée par le fait qu’il n’est pas surchargé de fonctionnalités non-essentielles avec un code plus exposé à des cyberattaques. 

Comment mettre en place une stratégie d’éco-design ?

Évaluer son site face au Green UX

Avant toute chose, il faut s’assurer que le site est apte à devenir éco-responsable. Pour cela, il lui faudra passer quelques évaluations via un Audit du Green UX. L’audit permettra ainsi de vérifier que le site est bien compatible avec les recommandations de l’éco-design. 

Plusieurs outils gratuits sont d’ailleurs disponibles en ligne, les 3 meilleurs exemples sont :  

  • GreenIT Analysis, qui permet de lancer une analyse de page. Il va lui attribuer un score/une empreinte environnementale en cL d’eau et en Co2. 

  • EcoIndex, qui fonctionne de la même façon via un audit à partir de l’url que vous lui indiquez. 

  • Ecometer, qui va pouvoir renseigner la performance d’un site et la noter sur 100. Ses critères sont le design, l’hébergement et l’aspect technique. 

Une fois les différentes évaluations réalisées, l’étape de la pratique et de la mise en forme peuvent enfin débuter.  

Opter pour un site léger comme une plume

La légèreté est à penser au sens large. En travaillant sur le développement du site, il faudra être capable de diminuer son poids, tout en augmentant sa rapidité. 

Il s’agit de compresser et redimensionner les images/vidéos/documents pour les rendre moins lourds. Le but, favoriser la réduction de l’énergie qu’il faut utiliser pour les télécharger. Un travail sur ces éléments peut largement fluidifier la navigation entre les différentes pages. 

D’ailleurs, le webdesigner aura pour mission d’évaluer cette fois-ci la rapidité de chargement et le poids des pages. En effet, comprendre ce qui peut améliorer ces paramètres, c’est aussi réussir à réduire la consommation d’énergie des serveurs

Permettre à un site d’être léger passe aussi obligatoirement par un check up de son codage. Pour tendre vers un “Green coding”, retenez ces quelques pratiques : 

  • Booster la rapidité de chargement d’une page à l’aide de balises javascript externes. Elles permettent d’insérer un bloc de code supplémentaire dans la partie HEAD ou BODY de votre contenu.

  • Penser à stocker ses données en mémoire cache (de façon temporaire) sur la mise en cache du navigateur. Cela aura pour effet de supprimer les téléchargements nécessaires pour un utilisateur dès sa venue sur le site. 

  • Favoriser les pages statiques pour éviter une surconsommation de ressources. Un élément qu’il est d’abord possible de privilégier pour des pages dont le contenu ne change pas. Le recours au proxy web est d’ailleurs assez efficace pour un site dynamique qui génère un trafic important. 

 

Bien sûr il existe un certain nombre d’autres pratiques tant sur le codage que sur le contenu d’un site. En tous les cas, avec près de 4,5 milliards d’internautes pour plus de 20 milliards de terminaux connectés dans le monde, les résultats de l’éco-conception pourraient se constater à très grande échelle. 

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