Pangotrip à Viva Technology (4) : la ‘green’ perspective

Question de cohérence : un salon comme Viva Technology, si à cheval sur les questions d’inclusivité et de féminisation de la tech, ne pouvait se tenir sans un minimum d’implication dans les autres problématiques sociales. En particulier dans un contexte de multiples avertissements de la part du GIEC et autres instances intergouvernementales consacrées à l’environnement.

Et le moins que l’on puisse confirmer, c’est que le salon n°1 de la tech et de l’entrepreneuriat a fait l’un de ses fers de lance de l’écoresponsabilité. Si les allées du Hall 1 de la Porte de Versailles se sont parées en 2022 de plantes vertes (même artificielle) et de décors fleurant bon la nature et la verdure, ce n’est pas que pour faire joli. Et ce qu’il s’agisse des espaces des grandes entreprises comme Salesforce ou des stands régionaux à l’image du Centre-Val de Loire. Même du côté de Total ou d’Engie, boucs émissaires en la matière, des efforts sont à observer. Embarquez-vous avec la Pango team dans la Greentech Innovation telle que défendue par Viva Technology et ses partenaires 

stand centre val de loire

L’espace de la région Centre-Val de Loire se pare d’une décoration particulièrement green-friendly

Petits gestes, grandes responsabilités

Dès la fin des festivités, un petit message nous attend sur la plateforme virtuelle du salon, forte rappelons-le de plus de 300 000 visites sur l’ensemble des quatre jours. “Vous êtes venu à VivaTech ?” interroge une bulle contextuelle en bas à droite de notre écran. “Calculez l’impact carbone de votre visite à l’aide de notre partenaire Carbo et aidez-nous à mesurer l’empreinte de VivaTech afin de la réduire !” [traduit de l’anglais]. L’addition de données comme le régime alimentaire des repas consommés sur place, les contenant utilisés pour leur consommation ou la nature de vos trajets pour venir au salon donne ainsi un résultat en kgCO₂e, dont la précision est à revoir, mais dont l’indication demeure intéressante. L’occasion pour Viva Technology d’améliorer les services proposés aux visiteurs pour les éditions futures, et pour ceux-ci de revoir leurs habitudes de consommation.

Déjà, sur place, le salon privilégiait la disposition de poubelles recyclables un peu partout dans ses allées et ses espaces assis. Point besoin pour autant de fliquer les visiteurs et les exposants : la responsabilité de chacun est engagée, et même assez respectée. Même aux stands de restauration, des emballages biodégradables ou consignés sont distribués. Lorsque chacun y va de son geste, tout le monde ne s’en porte que mieux !

stand Salesforce

La simple apparence du stand de Salesforce appelle à l’écoresponsabilité

Une ligne directrice suivie par la plupart des partenaires, dont on retrouve la quasi-intégralité affiliés au tag “Environnement & GrenTech” sur la plateforme en ligne de Viva Technology. Lorsque l’affiliation est claire, à l’instar d’Air Liquide, la démonstration vaut davantage que des mots. Le leader mondial des gaz, technologies et services pour l’industrie et la santé propose en effet une visite guidée de leur centrale à hydrogène en Normandie via le métavers. Rien de tel qu’une expérience immersive pour sensibiliser la foule aux vertus des énergies propres ! “Ça permet de faire découvrir la technologie au public, la démocratiser. Personnellement, je suis bluffé” confirme Pierre, un visiteur pleinement satisfait de l’expérience.

Tous les acteurs de Viva Technology ou presque semblent s’être entendus pour hisser l’environnement au niveau de leurs préoccupations principales. Au-delà des simples démonstrations esthétiques se tiennent quelques conférences particulièrement éclairantes consacrées à la question. “Deux thèmes se sont particulièrement imposés dans cette édition : le Web3 et la décarbonation, faisant de VivaTech un espace de débat percutant autour de l’usage concret des nouvelles technologies” dénotent les organisateurs du salon dans le communiqué de presse paru au lendemain de l’événement.

La GreenTech dans toute sa splendeur

Plus qu’une thématique majeure de Viva Technology, l’écologie fait sans nul doute office de cheval de bataille des entreprises ayant répondu présentes. Au besoin impérieux de répondre à tout un panel de problématiques de plus en plus prégnantes, il convient de passer de la théorie à la pratique.

La tech au vert

Huawei, AXA ou Manpower, sans parler des espaces régionaux comme le Centre-Val de Loire ; qu’ont en commun tous ces stands à part réunir une pléthore de start-ups toutes plus innovantes les unes que les autres ? Mettre la tech et les innovations au service de l’environnement, un projet déjà honorable que l’on peut s’estimer satisfait de voir fédérer tant d’acteurs du CAC40. 

Déjà à la pointe du progrès en matière d’énergie solaire, Huawei confirme sa prééminence dans le domaine au cours d’une conférence sur son emploi dit “résidentiel”. David Gréau et Marc Delaunay, respectivement directeur général adjoint et directeur réseau partenaire, y exposent un ensemble de solutions avec comme points communs “la techno et, bien sûr, l’innovation, avec pour but de contribuer à développer une société bas-carbone” détaille Natacha Fellous, la présentatrice. Entre l’implication du consommateur dans sa production d’énergie et l’électrification des moyens de transports, et ce dans un contexte de rendement exponentiel de la part de l’énergie solaire, Huawei se destine manifestement à occuper une place de choix dans les domaines domestiques et domotiques.

Renault, un autre promoteur de l’automobile verte, présente son nouveau modèle

Autant de problématiques et de secteurs que l’automobile, la transition digitale ou l’intelligence artificielle que les partenaires de Viva Technology choisissent d’aborder par le prisme de la question écologique. “Les organismes doivent inclure les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans le système de valeur qu’ils proposent à leurs employés, puisqu’ils comptent beaucoup à l’échelle individuelle” explique Ruth Harper [traduit de l’anglais], administratrice en chef du développement chez Manpower, lors de la conférence “Encourager une action climatique collaborative grâce à la transparence des données”. Elle résume ainsi la politique générale de la plupart des initiatives prises par les acteurs du salon européen n°1 de la tech : trouver des solutions écoresponsables et humaines à toutes les problématiques technologiques et managériales.

À chaque problème, sa solution

L’Inde peut justifier de ses efforts en la matière et de son élection en tant que “Country of the year” à l’occasion de l’édition 2022 de Viva technology. BatX Energies notamment s’est illustré grâce à son ingénieuse économie en circuit fermé. Au sein d’un secteur du stockage des batteries valorisé à 17 milliards de dollars en 2021, la société indienne a conquis le cœur des visiteurs les plus sensibles à la question énergétique en présentant un système de recyclage des batteries à lithium-ion. “La tarification de ces matériaux augmente de plus en plus ; c’est donc un business particulièrement profitable” déclare Vikrant Singh, directeur des nouvelles technologies de BatX, auprès d’une journaliste de Viva Technology [propos traduits de l’anglais]. Les opportunités entrepreneuriales et économiques autour des énergies vertes en motivent d’autant plus l’émulation, laissant présager des efforts toujours plus significativement écolos.

Du côté des start-ups africaines, la tendance tend également vers la recherche de solutions. Viva Technology en veut pour preuve la tenue des Africa Tech Awards, “cette initiative panafricaine […] vis[ant] à reconnaître et soutenir les start-ups émergentes qui sont à l’origine de l’innovation et de l’impact sur le développement à travers le continent dans trois secteurs principaux : la Climate Tech, la FinTech et la Health Tech” d’après les coorganisateurs du salon. Un continent dont la pauvreté n’entrave en aucune manière la volonté de construire un avenir meilleur : pas moins de 45 start-ups finalistes parmi un pool de 312 candidats. Du côté de la Climate Tech, le centre de recyclage kényan WEEE a imposé sa gestion des déchets électroniques et ses opérations “sûres” en faveur de la santé humaine et de l’environnement. “C’est une grande victoire pour la révolution climatique en Afrique ; nous espérons le meilleur pour les start-ups qui s’y consacrent” se réjouit Bonnie Mbithi, directeur général du centre, en recevant son trophée et son NFT personnalisé. De quoi donner une impulsion sans pareil à une tech socialement et écologiquement engagée dans les pays en voie de développement. Viva Technology n’en finit pas de stimuler les opportunités environnementales et sociales.

Bonnie Mbithie, CEO de WEEE Centre

Bonnie Mbithi reçoit humblement le prix de la Climate Tech (@Viva Technology)

La gent féminine également, si mise en avant lors de cette édition 2022, ne manque pas de prouver son engagement dans la GreenTech. À l’initiative de Vanessa Counaert, co-fondatrice de la start-up belge Resortecs, un projet de production de fils de couture solubles à la chaleur s’est vu primé du quatrième Female Founder Challenge. Soit une solution durable au recyclage des textiles, dont seulement 1% des matières premières se voient réutilisés de nos jours. L’écoresponsabilité se niche dans chaque secteur d’activité comme au sein d’une grande partie de notre quotidien. Le tout est d’en optimiser les applications, pour un futur comme en rêvent entrepreneurs et particuliers.

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