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Tout savoir sur le pogosticking

Parmi les données prises en compte dans le comportement des utilisateurs pour juger de la pertinence de vos contenus, on évoque souvent le taux de rebond et le temps passé sur la page. Cependant, un autre terme attire particulièrement l’attention : le pogosticking. 

Qu'est-ce que le pogosticking dans le référencement ?

Pogosticking : définition

On parle de pogosticking lorsque l’internaute clique sur un lien sur la SERP, constate que ce n’est pas ce qu’il recherche et rebondit immédiatement en appuyant sur le bouton retour. Cette frustration conduit non seulement à une perte de trafic (l’utilisateur ne reviendra pas), à une perte de conversion, mais aussi à une chute de la crédibilité du site et de la marque en question.

Quelle est la différence entre le rebond et le pogosticking ?

L’utilisateur peut avoir mis une page en favori ou l’avoir partagée sur Facebook, mais comme il n’a pas lu davantage, cela constitue un rebond. Le pogosticking, lui, se produit lorsqu’un utilisateur effectue une recherche, clique sur un résultat, revient très rapidement sur la page de résultats de recherche et clique sur un autre résultat.

Comment identifier le pogosticking ?

On retiendra deux critères pour identifier le phénomène de pogosticking. En effet, si les pages possèdent un taux de rebond élevé, un fort trafic, mais un faible temps moyen de session, cela signifie probablement qu’elles sont bien positionnées sur certains mots clés, mais qu’elles ne répondent pas à l’intention de recherche de l’internaute. 

Dans un outil comme Google Analytics :

  • Rendez-vous dans Comportement/Contenu du site/Pages de destination.
  • Ajoutez un filtre avancé : Taux de rebond > (choisissez un taux correspondant à votre activité.
  • Ajoutez un second filtre : Temps moyen passé sur la page < 20 secondes (par exemple).
  • Ajoutez enfin le filtre Source = Google.

Vous obtiendrez ainsi une liste de pages sujettes au pogosticking.

Google prend-il en compte le taux de rebond ?

Google ne quantifie pas la quantité de pogosticking que votre page Web provoque par le taux de rebond, mais plutôt par le nombre de clics longs et de clics courts que votre site génère. Un clic long se produit lorsqu’un utilisateur clique sur un résultat et reste sur cette page pendant un long moment.

Qu'est-ce qu'un bon taux de rebond ?

De manière générale, un taux de rebond compris entre 25 et 40 % est excellent. Un taux de 41 à 55 % est plutôt moyen, mais satisfaisant. Un taux de rebond compris entre 56 et 70 % est supérieur à la moyenne, mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure selon le site.

Qu'est-ce qu'un bon temps moyen sur une page ?

Pour une bonne durée moyenne de session, la norme serait de 2 à 3 minutes : un temps suffisant pour que les utilisateurs puissent lire le contenu et interagir avec votre site.

Comment corriger le phénomène du pogosticking ?

Une fois votre liste de pages sujettes au pogosticking identifiées, analysez le contenu et essayez de le retravailler, l’améliorer, le réorganiser. Repensez également l’UX.

Voici quelques cas de pogosticking et des suggestions de solutions.

Problème Solution Recherche
Les utilisateurs veulent quelque chose qui n’est pas actuellement sur votre site. Créez ce contenu. La recherche sur les utilisateurs peut identifier les principaux besoins d’information des utilisateurs.
Les liens trompeurs déçoivent les utilisateurs après avoir cliqué. Retravaillez vos balises Title et meta Description. Rédigez des liens clairs, en utilisant un langage orienté vers l’utilisateur, plutôt que des liens “aguicheurs” ou des liens utilisant votre propre terminologie interne. L’analyse de la recherche peut révéler la terminologie préférée des utilisateurs, tout comme le fait d’écouter les utilisateurs penser à voix haute lors des études d’utilisabilité.
Les utilisateurs ne peuvent pas déterminer lequel des articles énumérés répondra à leurs besoins. Améliorez la teneur en informations de la description de chaque article sur la page pivot. Découvrez les paramètres de différenciation les plus forts en observant les utilisateurs résoudre des problèmes lors des études d’utilisabilité.

N’oubliez pas non plus de vérifier les bases :

  • la vitesse de chargement des pages
  • le nombre d’annonces publicitaires
  • la configuration des vidéos : préférez la lecture à la demande à celle automatique.

Le pogosticking ne serait pas pris en compte par Google dans le classement

Google a toujours répété que les données comme le dwell time ou le pogosticking n‘étaient pas utilisées par le moteur, si ce n’est pour évaluer les algorithmes. En aucun cas ces éléments ne seraient un critère de positionnement.

En juillet 2018, John Mueller, l’analyste des tendances pour les webmasters chez Google, insistait encore une fois sur ce point dans une vidéo du Google Webmaster Central office-hours (question posée à partir de 51:25) :

Nous essayons de ne pas utiliser de signaux de ce type lorsqu’il s’agit de recherche. Il y a donc de nombreuses raisons pour lesquelles les utilisateurs peuvent aller et venir, ou regarder différentes choses dans les résultats de recherche, ou rester brièvement sur une page et revenir en arrière. Je pense que c’est vraiment difficile à affiner et de dire : “Eh, bien, nous pourrions transformer cela en un facteur de classement”.

Je ne m’inquiéterais donc pas de ce genre de choses. Lorsque nous examinons nos algorithmes dans leur ensemble, lorsque nous étudions les changements d’algorithme que nous voulons lancer, nous nous intéressons à la façon dont les utilisateurs réagissent à ces changements. Mais c’est quelque chose que nous examinons à travers des millions de requêtes différentes et des millions de pages différentes, et nous voyons en général si cet algorithme va dans le bon sens ou pas.

Mais pour les pages individuelles, je ne pense pas que ce soit quelque chose qui vaille la peine de se concentrer dessus.

En 2019, c’est le porte-parole français de Google Vincent Courson, interrogé sur le sujet lors du SEO Camp, qui dément à son tour :

Non, Google ne prend pas en compte le taux de rebond et le taux de clic pour le positionnement.

Pourtant, en juillet 2020, Google est entendu par le Congrès américain et doit révéler des documents jusque-là restés confidentiels. On apprendra notamment que le moteur de recherche utilise des “signaux d’utilisateurs, comme les clics” dans le cadre de sa stratégie de classement. Les données comportementales serviraient ainsi à comprendre l’intention des internautes sur une requête et à adapter l’algorithme comme les résultats.

Les documents sont bien évidemment sujets à interprétation, et il ne faudrait pas tirer de conclusion hâtive. De quoi cependant laisser planer le doute chez certains…

 

Pour conclure, le pogosticking reste quoi qu’il arrive un élément à suivre de près, car étroitement lié à la qualité de l’expérience utilisateur. Il est indispensable de maintenir l’internaute sur votre site, ou du moins de répondre à son besoin en lui offrant le bon contenu et de lui fournir une navigation claire et fluide : donnez-lui une bonne raison de rester… et même d’y revenir ! Pour cela, rien de tel que de travailler son SEO et son UX au sein d’une stratégie SXO.

N’hésitez pas à partager cet article !

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